Rebecca Bossavy, une joueuse…. Mais pas que

Ce dimanche, le club organise le dernier tour des Intercomités région. Pour cette occasion, nous avons rencontrés Rebecca Bossavy, Louve de la N1F à l’Entente Noisy Le Grand Gagny, entraîneur des -13 F de Noisy le Grand et entraîneur au comité de la Seine-Saint-Denis.

Bonjour, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ? 

Bonjour, je m’appelle Rebecca Bossavy, j’ai 24 ans et j’entame ma 4ème saison en tant qu’aillière gauche pour l’Entente Noisy Le Grand Gagny.

Quel est ton parcours sportif ? 

J’ai commencé le handball à l’âge de 12 ans au Blanc-Mesnil, j’y ai fait toutes mes années “jeunes” là-bas. Ensuite je suis allée au club de Serris Val d’Europe, pour jouer en – 18 CDF, puis j’ai fait une année en sénior. Ensuite je suis passée par le Centre de Formation de Issy-les-Moulineaux, pendant deux ans. En sortant du centre, j’ai signé au club de Noisy-Le-Grand en D2. 

Noisy Image mémoire

Actuellement tu as des statistiques impressionnantes, quelle est ta recette du succès ?

“Succès” Non haha. Je suis contente pour l’instant de mon début de saison mais il faut continuer comme ça ! Tout d’abord, je pense que ça peut s’expliquer par ma “détermination”, le fait que je donne toujours tout, je suis à 100% que ce soit sur un jeu d’échauffement, n’importe quoi, je suis là pour gagner et je ferai tout pour atteindre nos objectifs. Ca passe par le travail, la répétition et l’observation aussi. Je suis plutôt contente car j’arrive à m’exprimer sur le terrain sur plusieurs facettes de mon jeu, en finition, en jeu sur grand espace, et à la création. J’ai aussi réussi à me corriger, selon moi, c’est important d’être capable de se corriger rapidement lors d’un échec ou d’une tâche mal réalisée : 1 constater, 2 savoir pourquoi (et comprendre) cet échec et enfin : 3 quoi mettre en place pour modifier et rebondir. Puis encore une fois, avec un état d’esprit de compétitrice de Louve, en l’occurence.

Crédit photo : Gustavo Sports Pictures

Tu encadres les -13F de Noisy-Le-Grand, quels sont tes objectifs cette saison avec ce collectif ? 

J’ai coaché les -13F l’an dernier et j’ai repris cette année avec une équipe “nouvelle”, avec pas mal de débutantes mais un challenge tout aussi intéressant. Mon premier objectif est simple, faire progresser les filles sur les fondamentaux du handball. Bien évidemment que nous jouons pour gagner tous nos matchs comme l’an dernier. Il faut que nos filles prennent plaisir à jouer ensemble tout en progressant car ce sont elles les futures Louves de l’Entente Noisy-Le-Grand Gagny. 

Qu’est ce qui t’as donné envie de passer de l’autre côté du terrain ? 

J’ai toujours voulu coacher, mais ce n’était pas évident de concilier les études, le handball en tant que joueuse et le coaching. J’ai attendu de valider mon Master pour prendre une équipe et je compte bien continuer en passant des formations. Ce que j’aime, c’est planifier, organiser, animer des séances, transmettre des contenus d’enseignement pour transformer un comportement chez un joueur et cet aspect collectif, vie de groupe. Je trouve qu’en tant qu’entraîneur c’est une autre forme de handball.

En plus de la casquette de joueuse, d’entraîneur au club, tu encadres la sélection féminine du comité de la Seine-Saint-Denis. Peux-tu nous présenter l’événement qu’accueille notre club ce dimanche ?

Ce dimanche 1er décembre, le club de Noisy-Le-Grand va accueillir le comité du 93, du 75, du 95 et du 91 afin d’organiser la compétition de la journée 2 (sur les 3) des intercomités territoriaux 2019-2020 qui concerne les filles nées en 2006 et 2007. Il y aura donc 4 matchs, chaque comité jouera deux matchs.

Crédit photo : Morgane Hamm

Nous savons qu’étant plus jeune, tu étais sélectionnée avec le comité de Seine-Saint-Denis. Qu’est ce que ça fait d’encadrer une équipe dans laquelle on a joué ? 

Je suis ravie d’encadrer cette année le comité de la Seine-Saint-Denis avec Bouba Tangara. La sélection m’a marquée car c’était un début du handball de “compétition” en tant que joueuse, où l’on représente le 93, où l’on doit gagner sa place à chaque regroupement et on commence à vivre des expériences de vie de groupe différentes qu’en club. J’ai adoré cette expérience en tant que joueuse, j’ai voulu passer de l’autre côté, j’apprends beaucoup et cela enrichit ma formation d’entraîneur, j’aime d’autant plus entraîner puis en club et en sélection, c’est très différent. 

Mot de la fin ? 

Merci Léa pour cette interview, et bien sûr : Gooooo les Louves ! haha 

Crédit photo : Gustavo Sports Pictures
Écrit par Léa